Colorés, transparents ou imprimés, les patchs anti-boutons sont désormais partout.
Dans la rue comme sur les réseaux sociaux, ils s’affichent de plus en plus sur les visages.
Pendant longtemps, les boutons étaient plutôt dissimulés sous du correcteur ou du fond de teint. Aujourd’hui, la tendance semble évoluer.
Les patchs permettent à la fois de couvrir certaines imperfections et de les traiter. Mais surtout, leurs formes originales contribuent à changer le regard porté sur l’acné.
Les patchs anti-boutons s’affichent désormais fièrement
Il y a encore quelques années, les patchs anti-boutons restaient relativement discrets. Ils étaient surtout utilisés comme un soin à appliquer chez soi.
Désormais, ils sont devenus beaucoup plus visibles.
TikTok et Instagram ont largement participé à leur popularité. De nombreux créateurs de contenus n’hésitent plus à les porter pendant la journée.
Les fabricants ont également accompagné cette évolution. À côté des modèles transparents, on trouve maintenant des patchs colorés ou imprimés.
Certains prennent la forme d’une étoile ou d’un cœur. D’autres adoptent même des motifs léopard.
Le patch n’est donc plus nécessairement quelque chose que l’on cherche à dissimuler.
Une nouvelle manière d’assumer ses imperfections
Cette évolution pourrait également participer à décomplexer les personnes concernées par l’acné.
Amélie Desazars, cofondatrice de Skin and Out, observe ce changement.
« C’est une nouvelle manière de cacher le bouton, parfois même plus efficace que le maquillage, ou au contraire de l’assumer avec style grâce aux patchs imprimés », explique-t-elle.
Le phénomène dépasse ainsi le simple effet de mode.
En portant ouvertement ces petits patchs, les utilisateurs rendent les imperfections plus visibles. Par conséquent, les boutons deviennent aussi plus ordinaires.
L’objectif n’est plus nécessairement d’obtenir l’illusion d’une peau sans aucune imperfection.
Comment fonctionnent les patchs hydrocolloïdes ?
Tous les patchs anti-boutons ne reposent pas sur la même technologie.
Les modèles les plus connus utilisent de l’hydrocolloïde. Ils sont principalement destinés aux imperfections situées à la surface de la peau.
Ils peuvent notamment être utilisés sur certains boutons rouges ou blancs. Ils peuvent aussi accompagner une imperfection en cours de cicatrisation.
Le patch forme alors une sorte de seconde peau.
Il protège notamment la zone des frottements. De plus, il évite de toucher constamment le bouton avec les doigts.
« Les patchs hydrocolloïdes permettent de traiter les boutons de surface », explique Amélie Desazars.
Ils permettent également de masquer l’imperfection pendant la journée.
Lorsqu’ils contiennent certains actifs, ils peuvent en parallèle agir sur le bouton pendant leur utilisation.
Les patchs à micro-aiguilles pour les boutons sous la peau
Une autre catégorie de produits s’adresse aux imperfections situées plus profondément sous la peau.
Il s’agit des patchs à micro-aiguilles.
Selon l’experte, ils contiennent de minuscules aiguilles indolores à base d’acide hyaluronique.
Celles-ci peuvent notamment être imprégnées de niacinamide et d’acide salicylique.
Le principe consiste à apporter les actifs directement au niveau de l’imperfection.
Ces patchs sont donc différents des modèles hydrocolloïdes classiques.
Le choix dépend principalement du type de bouton que l’on souhaite cibler. Un patch hydrocolloïde correspond davantage aux imperfections superficielles. Les micro-aiguilles sont, quant à elles, destinées aux boutons sous-cutanés.
Ils permettent aussi d’éviter de toucher les boutons
L’un des principaux avantages des patchs est particulièrement simple : ils empêchent de manipuler constamment l’imperfection.
Toucher ou percer un bouton avec les doigts peut favoriser l’inflammation. Cela peut également augmenter le risque de laisser une marque.
Le patch crée une barrière entre les doigts et la peau.
Selon Amélie Desazars, les modèles hydrocolloïdes permettent aussi de traiter le bouton sans avoir à le percer manuellement.
Une fois l’imperfection percée, le patch maintient également un environnement humide.
Or, contrairement à une idée répandue, laisser systématiquement une lésion sécher n’est pas forcément la meilleure solution.
Un environnement humide peut accompagner la cicatrisation de la peau dans de meilleures conditions.
Tous les patchs ne contiennent pas les mêmes ingrédients
Face au succès de ces produits, l’offre s’est considérablement développée.
Cependant, tous les patchs disponibles ne sont pas identiques.
Pour Amélie Desazars, il faut notamment regarder leur composition.
Certains produits contiennent uniquement de l’hydrocolloïde.
« C’est très bien pour cacher le bouton », explique-t-elle.
En revanche, les personnes qui recherchent également une action ciblée doivent vérifier la présence d’autres actifs.
L’experte cite notamment le niacinamide et l’acide salicylique.
Il faut donc choisir son patch selon l’objectif recherché, mais également selon le type d’imperfection.
Comment choisir le bon patch anti-boutons ?
Le type de bouton constitue ainsi un critère essentiel.
Pour une imperfection superficielle, un patch hydrocolloïde peut être adapté. Il protège la zone et limite les manipulations.
Pour un bouton situé sous la peau, les modèles à micro-aiguilles sont davantage destinés à ce type d’utilisation.
La composition doit également être examinée.
Une personne qui souhaite principalement cacher son bouton pourra se tourner vers un patch hydrocolloïde simple.
En revanche, si l’objectif est aussi d’appliquer des actifs sur la zone concernée, il faut vérifier la formule du produit.
La présence de niacinamide ou d’acide salicylique peut alors être recherchée.
Les patchs ne remplacent pas une routine contre l’acné
Malgré leur popularité, les patchs anti-boutons ne constituent pas une solution miracle contre l’acné.
Amélie Desazars insiste sur ce point.
« Un patch ne soignera jamais une acné à lui seul. Il vient compléter une bonne routine », rappelle-t-elle.
Le patch doit donc être considéré comme un soin complémentaire.
Selon l’experte, il est possible d’appliquer d’abord un soin ciblé sur le bouton. Il faut ensuite laisser les actifs pénétrer.
Le patch peut alors être posé lorsque la peau est bien sèche.
Il n’est pas nécessaire de multiplier les produits.
Une routine simple pour ne pas surcharger la peau
La cofondatrice de Skin and Out recommande notamment de conserver une routine relativement simple.
Le soir, celle-ci peut comprendre un double nettoyage. Ensuite, un soin ciblé peut être appliqué sur les imperfections.
Une crème hydratante adaptée complète la routine.
Enfin, le patch peut être utilisé sur le bouton concerné.
L’objectif est d’accompagner la peau sans accumuler inutilement les produits.
En cas d’acné persistante, importante ou douloureuse, les patchs ne remplacent toutefois pas une prise en charge adaptée.
Une tendance qui change aussi le regard sur l’acné
Le succès des patchs anti-boutons ne repose donc pas uniquement sur leur côté pratique.
Ces petits accessoires participent aussi à une évolution des habitudes.
Pendant longtemps, une imperfection devait être cachée autant que possible. Correcteur, fond de teint et autres produits couvrants étaient alors utilisés pour la rendre presque invisible.
Avec les patchs colorés, la logique devient différente.
Une étoile ou un cœur posé sur un bouton ne cherche plus vraiment à faire oublier sa présence. Au contraire, le patch peut devenir un élément visible du look.
Cette tendance contribue ainsi à banaliser les imperfections.
Les patchs anti-boutons répondent finalement à deux attentes. Ils permettent de protéger ou de cibler certaines imperfections, tout en proposant une nouvelle manière de les assumer.
Derrière ces petites étoiles qui apparaissent désormais sur les visages se dessine donc une évolution plus large. La beauté ne passe plus nécessairement par l’obligation de cacher chaque bouton.